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Exaltation...
Que j'aime cet instant où je me sens mourir,
Quand la note s'éteint en un calme murmure,
Et l'orchestre façonne un ultime soupir
Qui laisse sesquisser l'harmonie la plus pure...
Que j'aime cet instant où je me sens mourir.
Que j'aime ces bonheurs et ces joies sans pareilles
Quand je peux menvoler tout en haut, et si loin,
Grâce à deux écouteurs au creux de mes oreilles,
Au milieu de ces gens ne se doutant de rien...
Que j'aime ces bonheurs et ces joies sans pareilles.
Que j'aime ces moments où j'erre et je tâtonne
Assis à mon piano, les doigts sur le clavier,
Et que je cherche, avec une ardeur qui m'étonne,
Quelque chose de neuf que je vais oublier...
Que j'aime ces moments où j'erre et je tâtonne.
Que j'aime ce torrent de fureur virtuose
Si intense et si fort qu'on le croirait divin,
Qui roule et qui déferle et qui toujours explose,
Quand l'âme et l'instrument ne font vraiment plus qu'un...
Que j'aime ce torrent de fureur virtuose.
Que j'aime ce frisson qui me parcourt l'échine,
Ces histoires d'amour que l'on nomme opéras
Qui m'entraînent plus loin que l'Inde ou que la Chine
Dans des émotions que je ne comprends pas...
Que j'aime ce frisson qui me parcourt l'échine.
Que j'aime cette paix qui descend sur le monde
Renaissant dans les voix entrelacées du choeur,
Qui font vibrer la nef de leur foi si profonde,
Si calme et confiante et pleine de chaleur...
Que j'aime cette paix qui descend sur le monde.
Oui, Seigneur tout-puissant, que jaime la Musique ;
Je voudrais dire plus, mais ne sais pas les mots,
Car ils sont impuissants. C'est ce qui est magique :
La Musique elle seule a la voix qu'il lui faut
- Ah, Seigneur tout-puissant, que jaime la Musique !
Dernière modification par Squall-Estel (22-01-2010 23:08:11)
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Superbe! J'aime cette répétition du premier et dernier vers dans la strophe. Ce la donne un certain rythme quand on récite le poème à haute voix. Ah ...la musique comme je l'aime aussi !
Cathyleen.
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Oui, Seigneur tout-puissant, que jaime la Musique ;
Je voudrais dire plus, mais ne sais pas les mots
On peine à croire, après une telle lecture, que l'auteur manque de mots pour exalter la musique !!! ... Cette oeuvre ne peut être que celle d'un musicien qui sait aussi très bien écrire en vers, c'est pourquoi je songe à Pierre B.
NH
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Bravo pour celui qui a écrit celui-ci ! On ne peut rêver mieux comme exaltation jusqu'au bout ... !
J'ai aussi aimé la répétition bien travaillée et qui donne un mouvement musical !
Marel
La poésie pour traverser avec vous la vie en cas de tempête et de beau temps aussi !!
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"De la musique avant tout" aurais pu rajouter Verlaine... Belle interprétation virtuose et mélodique de l'exaltation ![]()
"La littérature, c'est une affaire entendue, ce n'est que du chagrin entouré de grammaire." Jean d'Ormesson
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Le fond et la forme au service de la beauté et de l'émotion pures...Un régal.
Poétiquement vôtre
Marlou
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J'ai vraiment adoré. Je ne sais pas pourquoi, mais ce poème me transperce
Magnifique !
Dernière modification par Nirina (15-01-2010 21:47:41)
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J'ignore si Squall aime l'opéra mais c'est à lui que ces vers me font penser.
De toute façon, il y a du Verlaine dans le texte, du Baudelaire dans la construction et... du talent dans le poème. Bravo.

J'écris sur la toile
Donc je suis virtuel
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Une Ode à la Musique, harmonieuse, puissante, à déclamer avec...exaltation !
La richesse des Vers vaut celle du Poète. Incontestablement.
"Un poème ne reste pas les "yeux ouverts". Il est aveugle quand le poète le quitte. Il a besoin des autres".
Jean CAYROL
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Moi aussi je verrais bien Squall dans cet éloge à la musique. Cette exaltation, cet enthousiasme lui ressemblent. Mais tu me donnes un doute Nhand, en évoquant Pierre Brandao, qui pourrait aussi être l'auteur. En tout cas du talent, beaucoup de talent.

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J'arrive trop tard, tout a été dit, mais je cautionne!

On ne peut être poète sans quelque folie. ( Démocrite)
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Je signe où?
J'aime très très très ![]()
Il paraît qu'il y en a qui sont gênés aux entournures... moi, je suis gênée à l'hémistiche. Et vous?
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L'exaltation agréable à lire et à entendre d'un mélomane chez qui les notes en disent parfois au moins autant que les mots. Félicitations au poète. ![]()
J'ai toujours cru que, par la beauté des mots, on pouvait changer le monde (Armand Gatti)
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Belle exaltation musicale
J'ai beaucoup aimé
Merci et ![]()
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Alors... je dirais Strauss ou Wagner dans la première strophe, chopin ou scriabine dans la troisième, Butterfly, Turandot et Lakmé dans la quatrième, Palestrina et Vittoria dans la cinquième...
Ah, musique, musique !
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très belle musique des mots pour une exaltation fort réussie ! Cela coule en moi comme une mélodie de Chopin... Bravo à l'auteur ! (et non, ce n'est pas moi ![]()
"Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page" - Alphonse de Lamartine
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ce texte est... est... de Squall, c'est sur et il est... euh... ben... simple et superbe!
Bravo!!!
La vie m'emporte vers un pays que je ne connais pas. Je tourne à reculons aux quatre coins de mon univers sans pouvoir m'arrêter pour regarder le miroir de mon passé.
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Bravo Squall ! Même si je me suis planté sur l'auteur (la honte !), je suis obligé de dire que ton poème mérite amplement son score !!! ![]()
NH
Dernière modification par Nhand (22-01-2010 22:37:06)
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Merci à tous pour votre gentillesse ![]()
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Et bravo à toi pour ton talent. J'avoue que lors du dernier défi, j'étais restée un peu sur ma faim, là j'ai retrouvé le Squall-Estel des grands jours, encore bravo à toi, et merci ![]()

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j'adore cette forme, ça donne une musicalité... ( c'est une forme classique ou c'est toi qui l'a inventé? )
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Ce n'est certes pas moi qui l'ai inventée ! "Le Balcon" de Charles Baudelaire (l'un de mes poèmes préférés) est de cette forme ; il y a aussi "Lesbos", mais ce sont les deux seuls dont je me souvienne jusqu'ici. Je me demande si cette forme a un nom ?
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Je peux ajouter à ta liste, rien que dans Les Fleurs du Mal :
Réversibilité (Spleen et idéal - XLV);
L'Irréparable (id. - LIV);
Moesta et Errabunda (ibid. - LXII)
et dans une moindre mesure
Les Monstres ou Le Paranymphe d'une Nymphe Macabre (Galanteries - XII 1 et 2).
Cette forme n'étant pas classique, j'ignore si elle porte un nom particulier.
En fait, ce sont de simples quatrains auxquels Baudelaire a rajouté le premier vers pour lui faire écho... et le résultat est admirable.
Cette technique était déjà utilisée dans les chansons du Moyen Âge.
Toutes mes félicitations Squall.

J'écris sur la toile
Donc je suis virtuel
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Oui, Moesta et errabunda, comment ai-je pu l'oublier ?
Attention, le cinquième vers n'est pas toujours identique au premier ! Il peut y avoir des variations. Exemple :
De Sapho qui mourut le jour de son blasphème,
Quand, insultant le rite et le culte inventé,
Elle fit son beau corps la pâture suprême
Dun brutal dont lorgueil punit limpiété
De celle qui mourut le jour de son blasphème .
dans Lesbos, ou bien le sublime
Ces serments, ces parfums, ces baisers infinis,
Renaîtront-ils d'un gouffre interdit à nos sondes,
Comme montent au ciel les soleils rajeunis
Après s'être lavés au fond des mers profondes ?
O serments ! O parfums ! O baisers infinis !
du Balcon.
Et attention, chez Baudelaire, le dernier vers n'est pas simplement rajouté 'comme un cheveu sur la soupe', si j'ose m'exprimer ainsi... la plupart du temps, il se fond complètement dans le quatrain...
Et si nous, poesielanders, baptisions cette forme ? Par exemple, Echogramme ?
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Une Plume et une l'âme de haute volée... Des références musicales sublimes...Qui cela pouvait-il être d'autre ?!!!
Bravo, Squall-Estel. Encore une récompense amplement méritée. Et j'ai été d'autant plus sensible à ton lyrisme qu'il a fait ressurgir en moi les frissons d'extase que m'a procuré le visionnage du film " Le Concert ".
Merci à toi, et tous mes compliments.
"Un poème ne reste pas les "yeux ouverts". Il est aveugle quand le poète le quitte. Il a besoin des autres".
Jean CAYROL
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